Éradication des groupes armés : La MONUSCO prône une approche globale

Répondant à une question de tshukunews.com en marge du briefing de la MONUSCO devant la presse ce vendredi 20/10 à Goma, le major Adil Hesse, un des portes paroles militaires de la MONUSCO, a clairement exprimé le souhait de la MONUSCO de voir les solutions des questions sécuritaires ne pas se limiter aux seules opérations militaires, mais être l’objet d’une approche plus globale, intégrant notamment les dimensions sociales, politiques, humanitaires et économiques.

 » Nous avons fournis, fournissons et fourniront autant d’efforts que nécessitera notre mission qui est d’éradiquer les forces négatives et de protéger les civils. Vous voyez que nous sommes complètement engagés à Béni et au Kasaï par exemple. Nous nous battons aux côtés des FARDC et nous enregistrons même des morts et des blessés. Mais on ne peut pas se limiter aux solutions militaires face à une situation telle que celle qui prévaut à l’Est de la RDC », a estimé l’officier.

Et ce dirigeant de casques bleus de poursuivre :
 » Quand nous attaquons l’ennemi, il faut également des efforts pour que ce dernier soit isolé de la population, qui doit être bien encadrée, prise en charge et sensibilisée afin de se désolidariser avec les seigneurs de guerre. Il y a la dimension humanitaires qui doit aussi suivre, avec tous les déplacés qui peuvent facilement être récupérés par des forces obscures. En même temps, il y a les aspects économiques, notamment la nécessité de neutraliser les circuits d’approvisionnement des groupes armés et leurs connections locales. Enfin, il y a aussi des aspects sociaux et communautaires : ce n’est pas par le fusil seul que tu peux remettre l’harmonie entre deux communautés en conflit. Enfin, il y a aussi les aspects Politiques. On ne peut pas réduire la crise et la question des groupes armés uniquement à des opérations militaires. Nous faisons notre part. Il revient au Gouvernement congolais de compléter également nos actions et celles des FARDC par des réponses adéquates à toutes ces questions. C’est pourquoi je vous dis qu’il faut une approche globale, » a conclu l’officier.

En examinant de près les dires du major, on comprend l’immensité et la complexité des efforts à fournir pour une paix durable au Kivu.

 

Aline ENGBE

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