Controverse autour des morts de KAMANYOLA : la MONUSCO condamne, alors que le pouvoir évoque la légitime défense !

 

Que s’est-il réellement passé à KAMANYOLA ce vendredi 15 septembre ? Ce qui est certain, c’est que des éléments burundais se sont affrontés aux FARDC et qu’il y a eu des morts. Depuis ce drame, une vive controverse oppose le Gouvernement congolais, lequel affirme que les FARDC ont été attaqués par des burundais qu’il ne reconnaît pas comme réfugiés et ont réagi en « légitime défense », pendant que la MONUSCO condamne la mort de « réfugiés burundais »  et exige une enquête. Pour sa part, le Gouvernement du BURUNDI demande des explications aux Nations Unies. En plus de cela, le bilan de la tragédie ne semble pas être maitrisé : Le ministre MENDE a parlé de 20 morts, le Gouverneur du Sud Kivu et la MONUSCO de 37, tandis que des témoins estiment que le total des victimes devrait se chiffrer à plusieurs dizaines.

Depuis ce samedi 16/09, l’opinion assiste à des contradictions entre la MONUSCO et le pouvoir congolais  autour des tristes événements de KAMANYOLA, cité située à la frontière du Sud Kivu avec le BURUNDI. Ce qui semble évident, c’est qu’il y a eu bel et bien à KAMANYOLA, ce vendredi 15/09 entre 15h et 18 H 30 locales, des affrontements meurtriers entre les FARDC et des éléments venus du BURUNDI voisin. Du coté des FARDC, on déplore officiellement la perte du fils du défunt Général MBUDJA MABE, le lieutenant MBUDJA NGANDO, qui a du reste été inhumé ce samedi 16 septembre, en même temps que 36 victimes de nationalité burundaise. Du coté des BURUNDAIS, une contradiction demeure sur l’identité des victimes. Alors que le porte-parole du Gouvernement parle de « personnes n’ayant jamais été identifiés comme refugiés », les Nations Unies, par la voix de MAMANE SIDIKOU se disent « choqués par la mort de personnes venus chercher refuge en RDC ».Pour sa part, le Gouverneur intérimaire du Sud Kivu, monsieur Ladislas MUGANGU enfonce le clou en affirmant que « les FARDC ont agi en légitime défense », tout en exigeant la délocalisation des réfugiés burundais installés dans sa province. Pendant ce temps, le Gouvernement burundais, à travers des tweets de son ministre des Relations Extérieures, monsieur  Alain Aimé NYAMWITWE, exige des explications de la part de la MONUSCO et du HCR.

Au sujet du nombre des victimes, les chiffres donnés par les uns et les autres divergent également. Ainsi, le ministre MENDE évoque  20 victimes coté assaillants, Gouverneur du Sud Kivu et la MONUSCO de 37 tués tandis que des témoins sur place estiment le nombre des morts à plusieurs dizaines.

 

Tshukudunwes.com

 

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