Coup de théâtre : une motion de l’opposition crucifiée par un  « opposant » !

La plénière de ce vendredi 06/10/2017 à l’Assemblée Nationale connu un événement insolite : c’est un député de l’opposition qui a donné le coup de grâce à la motion d’un autre opposant contre le TAMBWE MWAMBA, tandis que celle déposée contre le RAMAZANI SHADARY a été jugée de dépassée et conflictogène par une motion incidentielle de l’honorable Zacharie BABABASWE. Au finish, les deux membres du Gouvernement visés par les motions de défiance s’en sont tirés à bon compte. Furieux et indignés, les députés de l’opposition ont quitté la salle avant même le vote de la motion incidentielle qui a cassé leur action. 

La plénière consacrée aux motions de défiance déposées contre le Vice Premier Ministre et ministre de l’Intérieur Emmanuel RAMAZANI SHADARY et le ministre d’état et ministre de la justice par les honorable Fabien MUTOMB de l’UDPS et MUHINDO NZANGI du MSR/G7 a tourné au drame après que les deux représentants des signataires des motions aient présenté la quintessence de ces dernières.

En premier lieu, l’honorable Fabien MUTOMB  a demandé à la plénière de voter pour la destitution de RAMAZANI SHADARY, notamment à cause de la restriction des libertés publiques, des attaques contre les sièges des partis politiques et les violations des droits humains dont les services dépendant de son ministère se rendent responsables à travers la RDC.

Puis vint l’honorable MUHINDO NZANGI, lequel reprochait au ministre de la justice entre autres la non application des arrêtés d’amnistie, la non application des mesures de décrispation convenues lors de la signature  de l’Accord de la Saint Sylvestre, l’instrumentalisation de la justice et  les évasions massives dans les prisons congolaises etc.

C’est alors que survient une motion incidentielle de l’honorable Zacharie BABABAWSE, lequel demande que la première rejette  les deux motions  de défiance, et ceci pour divers motifs, notamment l’inadéquation entre les faits et l’absence de responsabilité des ministres incriminés dans les faits leurs reprochés.

Suivra alors un débat houleux dans lequel les élus de l’opposition reprochaient  à la MP d’empêcher au peuple d’être informé sur la gestion du pays.

Pendant qu’on s’y attendait le moins, le coup de grâce aux motions sera porté par un député de l’opposition, en l’occurrence l’honorable Antoine NZANGI. Pour ce dernier, le groupe conduit par son homonyme MUHINDO NZANGI n’a pas respecté le peuple congolais car, tout en présentant une motion signée en date du 09/06/2017, celle-ci comprenait d’évasion massive de la prison de Beni, fait advenu le 10 et 11 juin 2017, donc après la date de la signature.  Antoine NZANGI a révélé avoir même écrit au Bureau de l’Assemblée pour demander le rejet de la motion contre TAMBWE MWAMBA. Ceci a soulevé une grande colère de la part de ses collègues de l’opposition qui l’ont traité de « corrompu ».

Avant même que la motion de BABABAWSE ne soit passée au vote, l’honorable EKOMBE  de l’opposition a accusé la MP de violer le droit des congolais à savoir comment le pays était géré : «  Avec des actions pareilles, la candidature de la RDC comme membre du Conseil des Droits de l’homme de l’ONU, qui est déja rejetée par 50 états, ne sera pas  retenue » a-t-il conclu avant d’inviter  l’opposition à se retirer de cette « une pièce de théâtre ».

C’est  ainsi que la plupart des députés ne participeront pas au vote de la motion de l’élu de la LUKUNGA qui va « sauver » SHADARY et TAMBWE MWAMBA.

« C’est scandaleux : Antoine  NZANGI  crucifié MUHINDO NZANGI ! » s’est écrié l’opposant Fabrice PUELA, hors de lui.

 

La Rédaction