L’ illégitimité de KABILA favorise l’insécurité à l’Est (NZANGI)

 

Dans une interview exclusive accordée à tshukudunews.com, l’élu de Goma a estimé que :  » La recrudescence des groupes armés à l’Est du pays est dûe à la contestation de la légitimité du pouvoir du Président Joseph KABILA, lequel a terminé ses deux  mandats constitutionnels sans pouvoir organiser les élections » et que: »Comme solution, les Nations-Unies devaient aider le pays à mettre en place une Transition sans KABILA ».

 

Tshukudunews.com: Honorable, devant la presse, la MONUSCO a dernièrement déclaré que, » pour mettre fin aux groupes armés, il faut une approche globale et pas seulement se limiter à des opérations militaires ». Votre réaction ?.

 

MUHINDO NZANGI:

Nous ne devons pas nous voiler la face: mon opinion, qui n’engage que moi, est que la multiplicité des groupes armés est dûe à la fin du mandat du Président de la République sans organisation des élections.

En effet, cette illégitimité du pouvoir accroît la contestation et complique la tâche des FARDC qui cherchent à ramener de l’ordre dans la région. En plus, il y a un fâcheux précédent. En effet, Kabila est lui même le fruit de l’AFDL, une rébellion qui a pris le pouvoir par les armes en 1997 suite à des incertitudes politiques et à l’instabilité sociale. Du coup, les mêmes causes produisant les mêmes effets, ces jeunes gens se croient aussi capables de renverser le pouvoir en place, ce qui est très bien sûr est plus que douteux, regrettable et dangereux pour le pays.

 

Tshukudunews.com:
Alors quelle est la solution selon
vous ?

MUHINDO NZANGI:

 

Pour mettre un terme à toutes les formes de contestation, y compris la contestation armée, les Nations Unies doivent aider l’ensemble de la classe politique congolaise à organiser une Transition sans Kabila. C’est la seule manière de mettre fin à la misère du peuple, à ses inquiétudes, à la mauvaise gouvernence, à l’arbitraire et aussi aux groupes armés: bref, c’est ça la solution ».

 

Aline ENGBE