LUCHA réprimée, LISANGA LUMUMBA encadré par la même PNC : Deux poids,deux mesures !

La gestion  des manifestations publiques en RDC met de plus en plus à nu l’officialisation de l’injustice : les lois et la Constitution semblent appliquées à la tête du client. Ainsi, en date du 18 novembre, la police a encadré un meeting du NOGEC sur la place YMCA à Kinshasa. Le 27 du même mois, ce sont jeunes des LILU (Lisanga LUMUMBA) qui ont manifesté devant l’ambassade de la Belgique avec un bel encadrement de la Police. Au lendemain, tous les militants de la LUCHA qui manifestaient à Goma et à Butembo ont été violemment interpellés.

Ça saute de plus en plus aux yeux : même les vendeuses du marché crient à l’injustice face à la partialité exorbitante qui de plus en plus caractérise la gestion des manifestations publiques en RDC.

Ceci a été mis à nu par la dernière « saga » des manifestations du RASSOP. Ainsi, deux jours après que  cette plateforme ait  informé la ville de sa manifestation du 28/11/2017, la MP a également choisi la même date. Evitant les incidents, le RASSOP a alors décalé sa manifestation au 30. Dans la foulée, 3 organisations proches de la Majorité ont également annoncé des manifestations ce même 30/11. Au finish la ville de Kinshasa, prétextant le « risque de confrontation » et sans la moindre tentative d’harmonisation ou d’arbitrage, va tout interdire.

Cependant, au lendemain de l’annonce de cette interdiction, on a vu « Lisanga Lumumba » manifester devant l’ambassade de la Belgique le lundi 27/11. Le comble, c’est que le Gouverneur de la ville a prétendu tout ignorer de cette manifestation, laquelle était pourtant encadrée par la Police de sa propre juridiction ! Réagissant du tac au tac, le Secrétaire Général de l’UDPS, monsieur Jean-Marc KABUND-A-KABUND, a demandé à l’autorité urbaine d’ignorer également la manifestation que maintien le RASSOP au 30 novembre 2017.

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En tout état de cause, en RDC, l’injustice semble être en train de s’ériger en coutume dans la gestion des manifestations en violation de la Constitution, de l’Accord du 31 décembre 2016 que prétendent respecter les institutions congolaises, de la Résolution 2348 du Conseil de Sécurité de l’ONU, et même du simple bon sens.

Face à tout ceci, le congolais lambda se demande comment vont se passer les campagnes électorales quand seuls ceux qui appartiennent à un camp peuvent s’exprimer.

Ces injustices, qui ne sauraient garantir des élections crédibles, ne risquent-elles pas d’engendrer de dangereuses frustrations ?

En tout cas, elles n’augurent rien de bon.

 

La Rédaction