Nord-Kivu : Vive controverse autour des poursuites judiciaires contre le vicaire de LUOTU

 L’auditorat de garnison de BENI-LUBERO a demandé à l’évêque catholique de BUTEMBO-BENI, Monseigneur Melchisédech SIKULI, de mettre à sa disposition l’abbé MUGHUMALEWA Jude, vicaire de LUOTU, accusé d’avoir laissé les inciviques qui ont pillé la résidence du Chef de l’Etat à MUSIENENE utiliser un camion de sa paroisse. En réaction, plusieurs notables de la contrée doutent de la capacité du prêtre d’empêcher des bandits armés de s’emparer d’un véhicule et crient à l’injustice.

En fait, il y a à présent deux thèses qui s’affrontent dans ce dossier. Pour l’auditorat de BENI-LUBERO, le prêtre de LUOTU est complice : il est accusé d’avoir donné aux pillards de la résidence du Président de la République de MUSIENENE les moyens de transporter leur butin.

Cependant, face à ces accusations, l’opnion publique exprime ouvertement ses doutes. D’abord, il s’est passé un long laps de temps depuis les faits : » est-ce seulement maintenant qu’on sait que des biens pillés auraient pris place à bord d’un véhicule des catholiques ? » Se demande-t-on dans les rues de BUTEMBO. « Nous craignons que l’abbé Jude soit victime de montage ou de prévenus conditionnés contre une église catholique que le pouvoir n’apprécie pas beaucoup ces derniers temps », craint un paroissien de LUOTU.

Par ailleurs, l’opinion se demande ce que pouvait un prêtre face à des bandits armés: « Est-il possible que l’Eglise catholique soit suffisemment bête pour utiliser son véhicule dans un crime ? Le prêtre a quelles troupes pour empêcher les bandits de ravir de sa paroisse ? », Se demande-t-on dans les rues au Nord-Kivu.

Dans la foulée, des voix de notables s’élèvent déjà qualifier l’affaire de « provocation ».

Ainsi, joint par tshukudunews.com, Maître Jean Paul NGAHANGONDI, une figure de la société civile de BENI, dénonce : « Certains magistrats de la Cour Militaire Opérationnelle et de l’auditorat de BENI-LUBERO ont transformé ces institutions en lieux d’acharenement et de neutralisation politique des notables ».

Dossier à suivre.

La Rédaction