Processus électoral : Le CNSA tire la sonnette d’alarme

Au cours de sa plénière de ce jeudi 21 juin, le CNSA a  examiné l’application de l’Accord du 31/12/2016 et noté les faiblesses suivantes : non tenue de la tripartite CENI- CNSA- Gouvernement, absence de consensus sur la machine  à voter,  fichier électoral contenant  plus de  16% d’irréguliers, absence de correction la liste controversée des partis, existence de prisonniers politiques…Face à tout ceci, le CNSA demande à son Président OLENGHANKOY de rencontrer urgemment le Chef de l’Etat et   invite la CENI et le Gouvernement à une concertation; tout en appellant le peuple et les acteurs politiques au calme.

Parmi les points jugés négatifs, le CNSA a également cité la décision non concertée de la CENI sur les cautions des candidats députés provinciaux de 2015.

A propos de la tripartite, le CNSA a souligné que ses assises n’ont plus été organisées depuis le début de l’année 2018.

Concernant les faiblesses de l’application de l’Accord du 31décembre 2016, son organe de suivi a regretté l’absence de consensus dans la conduite du processus électoral  par la CENI, notamment au sujet de l’usage de la machine à voter.

Le CNSA a par ailleurs stigmatisé le fait  que plusieurs prisonniers politiques et prisonniersd’opinion, parmi lesquels on retrouve même des personnes amnistiées, continuent à croupir dans les prisons en violation flagrante de l’Accord dit de la CENCO.

Toutes ces informations ont été rendues publiques à travers un communiqué de presse signé par le rapporteur du CNSA, monsieur Valentin VANGI, lequel a précisé que  la plénière  de ce jeudi 21 juin s’est penchée sur le rapport de la Commission chargée d’évaluer l’application de l’Accord de la Saint Sylvestre.

Aline ENGBE